Performance énergétique

Synthèse des enjeux

Voici une synthèse de l’analyse de la performance énergétique d’un luminaire en général, avec quelques exemples d’efficacités/rendements actuels (données prises dans les catalogues des plus grandes marques européennes), → voir les projet d’éclairage et les études d’éclairage.

Quelques règles de base pour diminuer la consommation énergétique

– Prendre des sources et appareillages performants
– Prendre des luminaires adaptés dont le système optique est performant et respecte les règles de confort
– Créer des apports de lumière naturelle dans le bâtiment et grader les luminaires en fonction de la lumière du jour
– Suivant l’utilisation du local, mettre en place un allumage manuel et une extinction automatique (→ voir NF EN 15193)
… tout en respectant l’ergonomie et le confort, → voir notamment la norme d’éclairage intérieur.

Tous ces éléments sont repris en détails dans le menu performance.

  Unité Lampe à décharge
(dont fluorescence)
LED/OLED Commentaires
Commentaires   Les lampes et tubes sont standardisées d’où une comparaison possible entre même type. Il existe de nombreux type de LED/OLED, avec des systèmes optiques extrêmement variés d’où la difficulté de réaliser des comparaisons identiques entre les modules. 
Source lm/W Typiquement pour la fluorescence : de 50 à 115 lm/W* Jusqu’à 190 lm/W* Les sources type lampe à décharge sont souvent données avec une efficacité sans alimentation, ce qui n’a pas de sens concrètement puisqu’elles ne peuvent fonctionner qu’avec une alimentation spécifique. Pourtant, cette donnée prend sens en prenant en compte des performances variables des alimentations.
Source + Alimentation lm/W Typiquement pour la fluorescence : de 45 à 100lm/W* Jusqu’à 170 lm/W* La manière la plus précise de l’obtenir est de prendre la documentation des fabricants pour chaque alimentation.
Les alimentations/ballast consomment entre 5 et 20% de la puissance de la lampe suivant la puissance de celle-ci, 10% étant un bon ordre de grandeur pour l’éclairage intérieur.
Rendement en service lm/lm Valeur repère pendant des décennies pour comparer des luminaires fluorescents. N’est valable qu’à sources et ballasts identiques. Inutilisé car cette grandeur n’a pas de sens ici, → voir en bas de page sur les courbes photométriques Cette valeur n’est pas pertinente pour comparer la LED et la fluorescence et tend à être abandonnée au profit de l’efficacité globale du luminaire isolé, → voir ci-dessous.
Efficacité globale du luminaire isolé lm/W Dans la pratique pour les luminaires intérieurs (fluorescence et LED) :
– η< 60lm/W : mauvais
– 60lm/W< η <80lm/W : correct
– 80lm/W< η <100lm/W : bon
– 100lm/W< η <120lm/W : très bon

– 120lm/W< η  : excellent
Prise en compte de la source, de l’alimentation et de l’optique.
Valeur la plus pertinente pour comparer des luminaires de 2 technologies différentes sans mise en situation tel un luminaire avec source fluorescente et un autre avec des LED.
Etude statique en situation** W/m²/100lux Les valeurs dépendent sensiblement des pièces étudiées.
Il est maintenant standard pour des bureaux d’être inférieur à 1,5W/m²/100lux.
Prise en compte de l’empoussièrement et des caractéristiques de la pièce.
Pas de prise en compte de la gradation ni de la lumière du jour.
Etude en puissance avec un logiciel type DIALUX.
Etude dynamique en situation** Kwh/an/m²
LENI
Pas de valeur standard, dépend des caractéristiques du bâtiment, de son implantation et de son utilisation, → voir NF EN 15193. Prise en compte en plus de la gradation et de la lumière du jour
Etude en énergie avec un logiciel type DIALUX
Convient pour la RT2012, → voir norme NF EN 15193.

* Ces valeurs sont des maxima qui dépendent sensiblement de la température.
** → Voir la comparaison entre une étude statique et dynamique ici.

Un point réglementaire : arrêté du 22 mars 2017

L’arrêté du 22 mars 2017, modifiant l’arrêté du 3 mai 2007 relatif aux caractéristiques thermiques et à la performance énergétique des bâtiments existants précise maintenant dans son article 44 que « dans les bâtiments ou parties de bâtiment à usage autre que d’habitation, pour toute nouvelle installation d’éclairage, la puissance installée pour ’éclairage général est inférieure ou égale à 1,6 watt par mètre carré de surface utile et par tranche de niveaux d’éclairement moyen à maintenir de 100 lux sur la zone à éclairer« .

Enfin, d’autres précisions ont été apportées :

ARTICLE 42 :
Dans les circulations, les parties communes intérieures verticales et horizontales et les parcs de stationnement, une  nouvelle installation d’éclairage comporte un dispositif automatique permettant, lorsque le local est inoccupé :
– soit  l’abaissement de l’éclairement au niveau minimum réglementaire ou à un niveau d’éclairement contractuel durant une  durée déterminée si un besoin fonctionnel le justifie ;
– soit l’extinction des sources de lumière artificielle, si aucune réglementation n’impose un niveau minimal.

« Un même dispositif dessert au plus :
– une surface maximale de 100 m2 et un seul niveau pour les circulations horizontales et les parties communes intérieures ;
– trois niveaux pour les circulations verticales ;
– un seul niveau et au plus une surface de 500 m2 pour les espaces de stationnement.

ARTICLE 43
« Dans les bâtiments ou parties de bâtiment à usage autre que d’habitation, une nouvelle installation d’éclairage d’un local autre que ceux visés à l’article 42, comporte une commande centralisée à destination du personnel de gestion, ou un dispositif automatique lorsque le local est inoccupé, permettant :
– soit l’abaissement de l’éclairement au niveau minimum réglementaire ou à un niveau d’éclairement contractuel durant une durée déterminée si un besoin fonctionnel le justifie ;
– soit l’extinction des sources de lumière artificielle, si aucune réglementation n’impose un niveau minimal.

« De plus, dans les locaux visés à l’alinéa précédent, occupés majoritairement de jour et ayant majoritairement accès à l’éclairage naturel, une nouvelle installation d’éclairage comporte :
– des sources de lumières artificielles à gradation de puissance, régulées automatiquement en fonction de l’éclairage naturel du local ;
– des dispositifs de régulation en  fonction de l’éclairage naturel couvrant chacune une surface maximale de 25 m2.

« Selon l’usage du local, ce dispositif peut être associé à une commande manuelle d’abaissement au minimum réglementaire ou d’extinction de l’éclairage, placée dans le local. »

ARTICLE 45
« Dans les bâtiments ou parties de bâtiment à usage autre que d’habitation, toute nouvelle installation d’éclairage, dont  l’allumage et l’extinction sont gérés à distance, comporte un dispositif qui permet de visualiser l’état de l’éclairage au niveau de la commande. »

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