Étude d’éclairage : mode opératoire

Les études d’éclairage font partie intégrante d’un projet d’éclairage. Elles sont réalisées depuis le début du XXe « à la main » puis grâce aux logiciels informatiques dédiés depuis les années 2000.

Les performances de l’informatique ont permis de réaliser des modélisations simples et rapides, mais également des calculs plus complexes difficilement réalisables avant comme l’UGR ou le LENI : les « anciennes » méthodes (comme la méthode dite du facteur d’utilisation ou la méthode dite des distributions de luminances) ne sont plus utilisées en pratique et ne sont pas traitées ici.

A partir des données de base et de gestion du projet d’éclairage, il existe deux types d’étude d’éclairage qui permettent :

1- Etude statique :
– De vérifier les hypothèses du maître d’œuvre au niveau des sources et des luminaires
– D’établir ou de vérifier une disposition de luminaires en respectant les valeurs d’éclairement moyen et d’uniformité (conformément à la norme d’éclairage d’intérieur NF EN 12 464 et NF X35-103) en ajustant éventuellement le premier point
– De calculer et vérifier l’UGR en situation
– De calculer la puissance installée absolue et la puissance installée par mètre carré et pour 100 lx.
2 – Etude dynamique : de valider une solution de gestion de l’éclairage par le calcul du LENI

Pour une synthèse comparative entre les études statiques et dynamiques, voir la page dédiée.

Mode opératoire d’une étude statique

1 – Les plans du bâtiment (généralement établis dans le format .dwg) sont insérés dans le logiciel de calcul et les pièces sont paramétrées :
– Surface au sol et hauteur de la pièce, éventuellement forme spécifique (voute, arche, colonne…)
– Définition du facteur de maintenance en fonction de l’utilisation de la pièce (voir plan de maintenance)
Coefficients de réflexion des différentes surfaces opaques (sol/mur/plafond) et paramétrage des matières et des textures
Coefficients de transmission des matières non opaques
– Insertion éventuelle de mobilier
2 – Les luminaires choisis sont ensuite insérés et positionnés
– Répartition sur la surface et hauteur de montage ou de suspension
– Orientation
3 – Paramétrage du calcul
– Hauteur et marge du plan utile
– Définition éventuelle d’un élément de calcul spécifique (surface, point ou trame originale) pour l’éclairement moyen, la luminance, l’uniformité d’éclairement ou l’UGR.
4 – Lancement des calculs
– Eclairement moyen, luminance et uniformité
– UGR
– Puissance installée en W/m² ou W/m²/100lx
5 – Paramétrage de l’édition en fonction des besoins
– Données du projet
– Données des luminaires
– Résultats des calculs

Voir une illustration sur la page concernant les performances des études d’éclairage.

Mode opératoire d’une étude dynamique

NF EN 15193

L’étude dynamique est basé sur la norme NF EN 15193 qui décrit en détails les différents éléments à paramétrer.

1 – Paramétrage global
– Paramétrage étude statique
– Localisation sur le globe (latitude/longitude) et orientation du bâtiment
2 – Regroupement des luminaires par type de commande et paramétrage de gradation par groupe
3 – Lancement des calculs à une heure et un jour donné
Facteur de lumière du jour en un point ou une surface
En fonction d’un pourcentage de gradation
Éclairement moyen, luminance et uniformité d’éclairement
UGR
– Puissance installée en W/m² ou W/m²/100lx
4 – Paramétrage des éditions
5 – Configuration
– De la consommation de veille (pour la gradation et les détecteurs) et des luminaires de secours
– Des temps de présence (heures de service, facteurs de service…)
– Du système de gestion de commande et de détection (automatique/manuel, selon la lumière du jour)
6 – Lancement des calculs énergétiques pour le calcul du LENI en kWh/m²/an
7 – Paramétrage des éditions

Voir une illustration sur la page concernant les performances des études d’éclairage.

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