Photométrie et éclairagisme : définitions

Les termes en italique sont définis dans cette page.

Abaque de Bodmann et Söllner : tableau de référence précisant la luminance d’un luminaire à partir de l’angle d’observation. Ce système permettait de caractériser la luminance d’un luminaire (basse luminance, très basse luminance catégorie 1 et catégorie 2) et est maintenant remplacé avantageusement par l’UGR.

Angle de protection : angle compris entre le plan horizontal et la première ligne de visée découvrant les parties lumineuses des lampes dans le luminaire.

Angle d’élévation : angle compris entre le plan horizontal et la droite allant de l’œil à l’objet étudié, → voir schéma.

Angle d’observation : → voir angle d’élévation.

Candela : unité du SI (Système International) qui correspond à l’intensité lumineuse dans une direction donnée.

Ciel couvert : appellation courante d’une modélisation normalisée (CIE 110-1994) d’un ciel couvert (dépendant de l’heure, du jour et de la position sur le globe terrestre), → voir facteur de lumière du jour.

Classe de qualité : classification des exigences de qualité relative à la limitation de l’éblouissement en fonction des caractéristiques de la tâche visuelle. Il existe 5 classes notées de A à E, du plus au moins exigeant.

Classe photométrique : définie dans la NF C71-121 en 1993, la classe photométrique d’un luminaire permet de caractériser la répartition du flux lumineux dans l’espace par une lettre.

Code photométrique : code standard défini pour caractériser photométriquement une source. Les valeurs résumées concernent le rendu des couleurs, la température de couleur, les tailles des ellipses de Mc Adam (initial et après un certain temps) et la maintenance du flux initial.

Contraste : expression de la différence d’aspect (luminosité, luminance, clarté…) de différents objets.

Contraste de luminance : contraste appliqué à la luminance. Cette notion est très importante dans la notion d’éblouissement, → voir UGR.

Courbe isolux : courbe formée par l’ensemble des points d’une surface ayant le même niveau d’éclairement.

Éblouissement : conditions de gêne ou inconfort (voire diminution de l’aptitude à distinguer des objets) provoquée par des luminances ou des contrastes de luminances trop élevés, → voir UGR.

Éblouissement par réflexion (ou éblouissement indirect) : éblouissement provoqué par les sources réfléchies par des surfaces qui se comportent comme un miroir (dessus de table, parties brillantes des machines, écran de visualisation…), → voir également réflexion de voile.

Éclairage d’accentuation : éclairage localisé pour mettre en valeur un élément (produit à vendre ou forme architecturale par exemple).

Éclairage d’ambiance : éclairage spécifique (qui peut être coloré) qui crée une ambiance douce dans une pièce ou sur un bâtiment, → voir éclairage vertical.

Éclairage d’appoint : éclairage localisé dans une pièce pour répondre à une exigence forte d’une tâche visuelle (lampe de chevet par exemple).

Éclairage de secours : éclairage produit par les luminaires de secours, c’est-à-dire en cas de défaillance des luminaires normaux.

Éclairage de sécurité : partie de l’éclairage de secours concernant la sécurité des personnes.

Éclairage général : éclairage uniforme d’une pièce qui ne tient pas compte de spécificités ponctuelles.

Éclairage vertical : éclairage sur un plan vertical (mur par exemple) et donc généralement perpendiculaire à la direction de l’observateur.

Éclairagisme : étude de l’éclairage sous ses divers aspects.

Éclairement : rapport du flux lumineux reçu par une surface divisé par l’aire de cette surface.

Éclairement minimal : le plus faible des éclairements relevé dans une installation.

Éclairement moyen : moyenne des éclairements mesurés ou calculés dans une pièce suivant une trame de points définie.

Éclairement moyen initial : éclairement moyen d’une installation considérée à l’état neuf.

Éclairement moyen à maintenir : valeur de l’éclairement moyen d’une installation en dessous laquelle l’éclairement ne doit pas descendre pour le confort et la sécurité des utilisateurs (en raison de la chute du flux lumineux des sources ou de l’empoussièrement par exemple).

Équipement de visualisation : écran de visualisation alphanumérique ou graphique, indépendamment du procédé d’affichage utilisé.

ERP (Établissement Recevant du Public) : bâtiment, local ou enceinte dans lequel des personnes sont admises, soit librement, soit moyennant une rétribution ou une participation quelconque, ou dans lesquels sont tenues des réunions ouvertes à tout venant ou sur invitation, payantes ou non (Article R123-2 du code de la construction et de l’habitation). Des mesures qui doivent être respectées par les constructeurs, propriétaires et exploitants des ERP, sont déterminées compte tenu de la nature de l’exploitation, des dimensions des locaux, du mode de construction et du nombre de personnes pouvant être admises dans l’établissement. Depuis 2010, les luminaires équipant des ERP ne sont plus tenus de respecter le test au fil incandescent.

ERT (Etablissement Recevant des Travailleurs) : établissement  conçu pour recevoir des postes de travail, situés ou non dans les bâtiments de l’établissement, ainsi que tout autre endroit compris dans l’aire de l’établissement auquel le travailleur a accès dans le cadre de son travail. Il existe des seuils entraînant des obligations différentes en fonction de l’effectif (20 ou 100).

Facteur d’uniformité d’éclairement : → voir uniformité d’éclairement.

Facteur d’utilisation : coefficient correspondant au quotient du flux lumineux atteignant effectivement la surface étudiée (plan de travail, paroi) par le flux total émis par les lampes. Ce facteur est utilisé par une ancienne méthode de calcul qui permet de déterminer le nombre et l’implantation des sources lumineuses appelée méthode « du facteur d’utilisation ».

Facteur de dépréciation : rapport entre l’éclairement moyen après une certaine durée d’utilisation et l’éclairement moyen initial. Le flux lumineux a naturellement tendance à diminuer et deux raisons principales peuvent expliquer une baisse : la diminution naturelle du flux de la source dans le temps et l’empoussièrement.

Facteur de lumière du jour : rapport de l’éclairement en un point d’un bâtiment donné dû à la lumière naturelle à l’éclairement simultané en ce même point à ciel ouvert (sans le bâtiment). Ce calcul est réalisé sans rayonnement solaire direct.

Facteur de maintenance : rapport entre l’éclairement moyen à maintenir et l’éclairement moyen initial. Le flux lumineux a naturellement tendance à diminuer et deux raisons principales peuvent expliquer une baisse : la diminution naturelle du flux de la source dans le temps et l’empoussièrement.

Goniophotomètre : appareil de mesure de l’intensité et de la répartition du flux lumineux d’une source ou d’un luminaire (appelé couramment goniomètre voire gonio), → voir détails.

IGH  (Immeuble de Grande Hauteur) : constitue un immeuble de grande hauteur, tout corps de bâtiment dont le plancher bas du dernier niveau est situé, par rapport au niveau du sol le plus haut utilisable pour les engins des services publics de secours et de lutte contre l’incendie : à 50 mètres pour les immeubles à usage d’habitation et à plus de 28 mètres pour tous les autres immeubles (Article R122-2 du code de la construction et de l’habitation). Les luminaires équipant les IGH sont soumis au test au fil incandescent.

Indice du local (K) : coefficient représentatif de la géométrie de la partie du local entre le plan utile et celui des luminaires, utilisé dans le calcul du facteur d’utilisation ou de l’utilance.

Indice de maille : repère numérique caractéristique du rectangle formé par les centres photométriques de quatre luminaires voisins dont les côtés sont parallèles aux côtés du local et de la hauteur des luminaires au dessus du plan utile.

Intensité lumineuse : partie du flux lumineux dans une direction donnée, exprimée en candela.

LENI (Lighting Energy Numeric Indicator) : indicateur numérique de l’énergie de l’éclairage qui provient d’un calcul défini par la norme NF EN 15 193. Il s’agit de calculer la consommation énergétique totale (y compris consommation de veille et éclairage de secours) d’un bâtiment due à l’éclairage en prenant en compte la lumière du jour, → voir détails.

Lumen : flux lumineux émis dans un angle solide de 1 stéradian par une source ponctuelle uniforme située au sommet de l’angle solide et ayant une intensité lumineuse de 1 candela (1 lm=1 cd x1 sr).

Luminance : grandeur définie comme le rapport du flux lumineux dans un angle solide divisé par la surface apparente de la source. Cette grandeur est la seule perceptible par l’homme et est utilisée pour mesurer l’éblouissement, → voir UGR.

Luminancemètre : appareil qui permet de mesurer la luminance (→ voir NF C 42-711).

Luminosité : expression subjective d’une sensation visuelle selon laquelle une surface parait émettre plus ou moins de lumière.

Lux : éclairement d’une surface qui reçoit, d’une manière uniformément répartie, un flux lumineux de 1 lumen par mètre carré.

Luxmètre : appareil de mesure de l’éclairement (→ voir NF C 42-710).

Maîtrise d’oeuvre : entité physique ou morale qui vient en aide à la maîtrise d’ouvrage dans l’exécution du projet, notamment en ce qui concerne la consultation des entreprises et la conclusion des marchés, le suivi du chantier et la réception du bâtiment. Il s’agit généralement d’un bureau d’étude ou d’un architecte.

Maîtrise d’ouvrage : entité physique ou morale généralement propriétaire du bien, qui en tout cas connaît et définit les besoins, les objectifs, le calendrier et le budget du projet. La maîtrise d’ouvrage est généralement assistée d’une maîtrise d’oeuvre.

Méthode du facteur d’utilisation : une des deux méthodes de calcul de projet d’éclairage utilisées avant les logiciels dédiés. Elle a pour but de déterminer le nombre et l’implantation de sources lumineuses pour obtenir un niveau d’éclairement suffisamment uniforme.

Méthode des distributions de luminance : une des deux méthodes de calcul de projet d’éclairage utilisées avant les logiciels dédiés. Cette méthode découle directement des spécifications de la norme d’éclairage intérieur NF EN 12464 et prend en compte la notion d’éblouissement.

MOA : → voir maîtrise d’ouvrage.

Modelé : équilibre entre la lumière diffuse et la lumière directionnelle.

MOE : → voir maîtrise d’œuvre.

Plan de maintenance : formalisation de la planification du changement des sources et du dépoussiérage d’une installation, → voir détails.

Plan de travail : → voir plan utile.

Plan utile : surface de référence sur laquelle s’effectue un travail. En éclairage intérieur, par convention et sauf contre-indication, il s’agit d’un plan horizontal situé à 0,85m du sol.

Réflexion de voile : réflexion de haute luminosité sur la tâche visuelle qui peut modifier la visibilité de la tâche de façon préjudiciable en diminuant le contraste entre le détail et le fond. Cet effet est appelé voile de réflexion parce que les réflexions de la source apparaissent comme un voile sur la zone où s’exerce la tâche visuelle, → voir éblouissement par réflexion.

Spectrophotomètre : appareil de mesure d’un spectre électromagnétique dans le visible (c’est-à-dire pour des ondes électromagnétiques dont la longueur d’onde est comprise entre 380 et 780 nm) qui permet de décomposer un faisceau lumineux en longueurs d’onde spécifiques.

Sphère intégrante : dispositif de mesure constitué d’une sphère creuse dont la surface interne est diffuse et qui permet de caractériser des sources ou des petits luminaires.

Tâche visuelle : ensemble des caractéristiques visuelles du travail effectué. Elle dépend notamment de la dimension, de la luminance, du contraste avec le fond et de la durée, → voir classe de qualité.

UGR (Unified Glare Rating) : formule unifiée d’évaluation de l’éblouissement définie par le rapport technique de la CIE 117-1995. Elle se substitue à la méthode sur la limitation de la luminance moyenne des luminaires définie à partir des abaques de Bodmann et Söllner.

Uniformité d’éclairement : dans une installation, rapport entre l’éclairement minimal et l’éclairement moyen.

Utilance : coefficient correspondant au quotient du flux lumineux atteignant effectivement la surface étudiée (plan de travail, paroi) par le flux total émis par les luminaires, → voir méthode du facteur d’utilisation.

Zone de travail : zone sur laquelle s’effectue la tâche visuelle.

Zone environnante immédiate : bande de 0,5 m de large au moins entourant la zone de travail dans le champ visuel.

Définitions  : Source et lampe, Ballast et alimentationGradationOptiqueLuminaire, Installation et maintenanceLumièreCouleursEcologie